Extraits du rapport d’expertise

(ordonné par le juge des référés du Tribunal de Grande Instance de Toulouse et communiqué à l’ensemble des parties le 9 juin 2005)

p. 8 : « Il faut noter que le Dr Gounelle, en fin d’intervention, évalue les pertes opératoires supérieures à 500 cc, mais en incluant une éventuelle interférence avec le liquide de lavage de la cavité abdominale. »

p. 9 : « A 14h30, Amélie a présenté un malaise qui a inquiété ses parents, avec chute de tension artérielle à 5 de maxima et une fréquence cardiaque à 140. »

p. 11 : « Les pertes sanguine sont évaluées à 300 ml et ont été compensées sur le plan volémique par du Ringer Lactate (….). Peut être eut-il été préférable de compenser ces pertes par des grosses molécules. (…) En fin d’intervention, il est rapporté que les pertes étaient supérieures à 500 ml. »

p. 12 : « A 16h15, le Dr Gounelle a demandé une nouvelle formule sanguine : hémoglobines 7,2 g, globules rouges 2.600.000. A 17 heures, il a prescrit une transfusion sanguine. (…) A 18 heures, (…) un deuxième malaise est survenu avec poussée hyper algique. »

p. 13 : « Effectivement, il semble qu’il eut été important de rétablir une volémie par l’intermédiaire de grosses molécules, dans un premier temps et de transfuser ensuite. (…) Le doute qui a persisté longtemps dans tous les esprits a entraîné une perte de chance [de survie] par cette minimisation des événements. Il s’agit là d’un manque de précaution qu’on peut attribuer au Dr Gounelle en particulier. »

p. 19
: « [Ses] soins n’ont pas toujours été conformes aux données de la science. »

p. 13
: « Quoiqu’il en soit, il existe un lien de causalité entre le retard de diagnostic et, par la suite, de la thérapeutique envisagée qui a abouti à une perte de chance et au décès d’Amélie. »

p. 7
« Après re-lecture [du scanner ] par le Dr Bernier, à 19 h, [le Dr Cohen] décide de ré-intervenir mais le Dr Gounelle s’y oppose car pour [ce dernier] "s’il y avait une plaie artérielle, Amélie serait déjà morte". »

p. 20
: « Tout au long de la journée du 3 septembre, les Dr Cohen, Gounelle et Bernier se sont rassurés et n’ont pas pris en compte l’importance de la déglobulisation (…). Une telle perte sanguine imposait une ré-intervention chirurgicale dans les plus brefs délais afin de connaître l’origine de l’hémorragie et d’assurer une hémostase efficace. »

p. 20
: « On peut également regretter la mise en place tardive d’une sonde urinaire à demeure. »

p. 36
: « Les douleurs abdominales d’Amélie ont été mises en rapport avec une suspicion d’un globe vésical (…). Une fois mise en place de cette sonde, le Dr Gounelle ne s’est jamais intéressé au débit urinaire horaire, base de la surveillance hémodynamique.»

p. 36
: « A 16 heures, le Dr Gounelle autorisait Amélie à boire et à manger une compote, preuve qu’il ne se rendait pas compte de l’état hémodynamique de l’enfant.»

p. 37
: « Aucune prescription visant à contrôler la volémie, alors que l’hémorragie était objectivée dès la phase opératoire, avant une transfusion prescrite près de neuf heures après l’accident initial. Il y a bien eu sous-estimation globale de l’évolution per et post-opératoire sans que rien n’ait pu objectivement autoriser à se rassurer. »

p. 43
: « Il est tout aussi regrettable que ni le Dr Bernier ni ses confrères n’aient cru devoir avertir les parents d’Amélie de ce diagnostic, pas plus que les médecins transporteurs du Samu de Carcassonne. Le diagnostic aurait dû conduire les médecins concernés à considérer que l’enfant était intransportable. »
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